Bonjour à tous et toutes,

Aujourd’hui nous allons vous parler de Jean Paul Langlois et vous partager un courrier de sa main.

Ce Manuscrit provient du Fond Papus que nous possédons, c’est un document que Gerard Encausse posséda certainement.

Qui fut Mr Langlois ? 

Il est né le 08 Aout 1862, il se maria le 31 décembre 1893 avec Mlle Louis-Antoinette Philibert, sœur de l’Amiral Philibert. 

Docteur en médecine en 1887, docteur ès sciences en 1898 et chef des travaux physiologiques à la faculté de Paris en 1908. Mais également membre du comité central de la Ligue des Droits de l’Homme, en cette qualité il fit un discours sur la tombe du Lieutenant-Colonet Cordier. 

En 1909 il fut fait chevalier de la légion d’honneur. 

L’Academie de Médecine de paris, le fit titulaire en mai 1918. Il y fut élu par 42 voix sur 60.

Il fut également membre du conseil supérieur de la marine marchande, de la commission consultative du service de santé, de la commission scientifique inter-alliée du ravitaillement et pour finir il dirigea la Revue Générale des Sciences. 

Il a beaucoup travaillé sur la fièvre, la régulation thermique, le fonctionnement des capsules surrénales. 

Il fut le maître d’Henri Laugier et il prit comme préparateur de travaux pratiques de physiologie, un certain Léon Binet

Il meurt à Paris le 17 Juin 1923. Son éloge funèbre fut prononcé par le Dr Gley.

Vous pouvez lire sur Gallica deux de ses ouvrages en plusieurs éditions différentes : 

– Précis d’hygiène publique et privée, première édition

– Précis d’hygiène publique et privée, seconde édition

– Précis d’hygiène publique et privée, troisième édition

– Nouveaux éléments de physiologie, première édition

– Nouveaux éléments de physiologie, seconde édition

Voici la retranscription de ce manuscrit, suivi par le lien de téléchargement : 

« Tempérament I physiologie

D’après Littré, le tempérament est caractérisé par la prédominance d’action d’un organe ou d’un système sur l’organisme. En disant qu’un individu a un tempérament lymphatique  bilieux ou nerveux, on voulait entendre que le système lymphatique, par exemple avait pris chez lui un développement à normal, exagéré et que les manifestations de ce système dominer toutes les réactions de l’organisme les anciens qui attribuer une influence énorme à la bile se complaisait à décrire les caractéristiques des tempéraments bilieux synonymiques de mélancoliques. 

Les sujets irritable était doué d’un tempérament nerveux, seul qui présentait les réactions vasomotrices très accentué avait le tempérament sanguin ; s’en prendre à la lettre les idées anciennes on doit reconnaître que cette notion des tempéraments est loin d’être fausse. Les vrais bilieux, par exemple, sont des sujets qui ont leur fonction hépatique troublée très souvent, sinon toujours, toutes ces fonctions sont atteintes ; et si le rôle de la bile et exagéré, il n’en n’est pas moins vrai que les impressions douloureuses du foie retentissent par voie sympathique sur l’axe cérébro-spinal que la cellule hépatique n’exerçant plus la fonction antitoxique l’organisme fais de l’auto intoxication permanente que la transformation des aliments sous l’influence du foie est altérée. Il en résulte un ensemble de symptômes qui peuvent expliquer le terme ancien. 

Prenons les sanguins : la quantité de sang contenue dans l’organisme n’est pas en cause on peut dire qu’elle est presque invariable ; la composition chimique du sang ne paraît pas non plus devoir être incriminé, quoi que sur ce point non devant être moins catégorique. Ce qui entre en jeu c’est le système nerveux vasomoteur, c’est lui qui assure la répartition normal et essentiellement variable de la masse du sang dans les divers tissus. Que ce système soit trop délicat, qu’il réagisse trop énergiquement ose excitation physique ou psychique, et vous avez des sujets présentant des troubles de congestion passager ou durable, suivant l’intensité des réactions et suivant l’état d’intégrité plus ou moins parfait des vaisseaux sanguins.

Les tempéraments peuvent-ils être confondus avec les diathèses ? la question a été l’objet de longues controverses sans grand intérêt d’ailleurs. Si on admet, avec l’école de Paris, que la diathèse n’est qu’une prédisposition et non un état morbide nettement constituer, comme le soutenait l’école de Montpellier il est évident que tempérament comme diathèse peuvent quelquefois être pris comme synonyme. Il paraît bien difficile d’établir une démarcation nette entre le tempérament lymphatique et la diathèse scofuleuse on peut également dire que toutes les manifestations que la diathèse arthritique éclate chez des individus ayant la nutrition retardante suivant l’expression de Bouchard, c’est-à-dire ayant un tempérament bradytrophique.

Aujourd’hui, nous croyons que, sans attaché au mot une importance exagéré on peut dire que les tempéraments peuvent se différencier en trois groupes : les tempéraments normaux, des sujets dans les fonctions général s’exerce suivant les lois normales de la physiologie ; Les tempéraments nerveux, des sujets qui présentent une perturbation dans le fonctionnement de leur système nerveux, perturbation qui peut-être soit une exagération, soit une diminution du tonus nerveux normal ; les tempéraments dystrophique des sujets dont le métabolisme général est troublé, soit que les phénomènes des échanges soit augmentés : tempérament tachytrophique ou bien que ces phénomènes soit au contraire ralentis : tempérament bradytrophique. mais il ne faut pas oublier que tous les phénomènes de métabolisme sont soumis à l’influence du système nerveux et que finalement les modifications générales de l’organisme dépendent de l’état de ce système. 

JP Langlois »

Voici le lien de téléchargement : 

Jean-Paul Langlois, Tempérament.pdf 14.3 Mo 
https://mega.nz/#!b3RQnKwY!dVolN_m5IKH2TYvmcqX_g0DnJvEN2jgHSy_9PkTGQY4

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