Bonjour à tous et toutes,

Aujourd’hui nous allons vous parler du Professeur d’Arianys, pseudonyme d’Edouard Pons, et vous partager son ouvrage intitulé « Cours de Toute Puissance en XII leçons ».

Edouard Pons, est né le 18 Mai 1869. Il fut tout d’abord ouvrier tapissier sur Toulouse. Puis il fut fort connu dans les milieux sportifs. Il présida une société cycliste et il était même correspondant d’un journal sportif de Paris.

Nous trouvons des publicités pour Le Professeur d’Arianys à partir d’octobre 1906 dans différents journaux de l’époque, nous vous les partageons car nous les trouvons toujours belles. De plus il y a des différences dans les dessins.

A partir de 1910, il eue quelques soucis judiciaires.

Nous allons les retracer avec vous via les articles de l’époque…

Les premiers à sortir sont le 23 Février 1910, on peut en effet trouver l’affaire dans Le Petit Journal, Le Figaro, Le Journal, Le Petit Parisien et Le Matin. Le jour même il fut écroué à la prison de Pontoise.

A cette époque le procés fait grand bruit, on en parle dans beaucoup de journaux, on suit le fait divers… on s’étonne de la crédulité des gens. Mais la presse spécialisé dans l’ésotérisme, soutient Edouard Pons. Nous citons par exemple Donato dans son journal La Vie Mystérieuse en date du 25 Mars 1910 :

« Ayant présenté à la Société Magnétique de France, le professeur d’Arianys, je tiens à vous dire que malgré son arrestation injustifiée je lui conserverai toute mon amitié et toute ma sympathie. Depuis quatre ans il vend au grand jour ses ouvrages et sa bague, et, pour l’ignorer, il faudrait n’avoir jamais lu un journal, car sa publicité a donné à la Presse quotidienne et périodique, plus d’un million. Quant à ses bénéfices, ils sont très restreints et peuvent se chiffrer, ses frais déduits, à 400 francs par mois environ. Quant à la Villa des Violettes, elle n’est pas même à lui, car c’est sa mère, qui, sur sa petite fortune personnelle, et en vendant les maisons reçues en héritage, a pu l’acheter 26.000 et non 85.000 francs. D’Arianys est loin d’être un charlatan, c’est un travailleur, un sincère et un désintéressé. Il y a longtemps que je le connais, et je sais les travaux qu’il a accomplis, en sa foi intense en l’occultisme, en sa confiance illimitée aux pouvoirs des métaux comme adjuvant à l’énergie humaine. Son arrestation est une injustice, et le nom d’escroc que lui prodiguent aujourd’hui les journaux, hier encore pendus à sa sonnette pour solliciter ses ordres de publicité, constitue une injure qu’il ne mérite pas. Il faudrait du reste savoir une bonne fois où commence, et où finit ce que la Loi appelle « charlatanisme et escroquerie. » La Loi ne reconnaît pas le magnétisme. Tout homme pratiquant Cette science est un escroc à ses yeux, malgré les travaux des plus grands savants, malgré ceux de Durville, malgré les vôtres, mon cher président, pour ne citer que ceux-là. La Loi ne reconnaît pas la magie. Tout homme se réclamant de la Kabbale, est un imposteur, malgré les travaux de Péladan, d’Eliphas Levi, de Stanislas de Guaita, de Papus, de Bourgeat, de Bosc, de Sédir et de tant d’autres. Il faut pourtant reconnaître qu’un homme a le droit de croire à un talisman, et qu’il peut le céder à un autre croyant, sans être un escroc. Et la Loi, traite-t-elle de voleur le prêtre catholique qui confiant en la valeur d’une médaille de la Salette ou de Lourdes, la vend très cher à son paroissien ? En cédant deux ouvrages de magnétisme illustrés, richement édités, et sa bague, 15 francs, d’Arianys n’a pas commis d’escroquerie. Ouvrages et bague sont d’un intérêt indéniable, et ont produit des effets suggestifs tellement extraordinaires que le juge trouvera dans la correspondance saisie, des milliers de lettres de clients enthousiastes qui remercient et se déclarent sauvés par le « talisman de bonheur. » Et s’ensuit-il, que parce que un acheteur n’ayant pas trouvé le bonheur immédiat qu’il espérait, a déposé une plainte provoquée (nous savons par qui, et dans quel but), le Parquet, sans enquête, sans autres témoignages, puisse briser une vie tout entière, arracher un fils à sa vieille mère, et l’emprisonner avec une semblable désinvolture. Une loi s’impose absolument, loi qui puisse faire une distinction entre les faux devins, les charlatans, et ceux qui véritable* ment ont consacré leur vie à une idée occulte, qu’ils doivent avoir le droit d’exploiter honnêtement, au même titre que le prêtre dans son église. Recevez, Monsieur le Président, l’assurance de mes sentiments distingués. Puisque mes lecteurs sollicitent mon opinion, ils la trouveront dans cette lettre. J’ajouterai que les journaux ont brodé de petites infamies, destinées à donner de l’intérêt au fait-divers. Jamais d’Arianys n’a déclaré sa bague sans valeur. Au contraire, il a raconté les travaux auxquels il s’était livré pour la rendre magnétique, il a démontré qu’elle affolait la boussole, il a protesté contre son arrestation, avec la sincérité d’accents que peut avoir un innocent. Et je suis certain que d’Arianys, aussitôt mis en liberté, (car il ne peut être retenu encore bien longtemps) saura se défendre, afin que l’opinion publique soit remuée, et que le retour de semblables injustices soit dorénavant impossible.

Professeur Donato

P.-S. — Ces lignes étaient écrites et imprimées, quand j’ai appris par dépêche, jeudi 17 mars, la mise en liberté de d’Arianys, sur la demande de Mr Lhopiteau, député d’Eure-et-Loir, qui lui prête le concours de son grand talent. Une auto m’a conduit de suite à la Villa des Violettes au Raincy, où j’ai serré dans mes bras, l’ami, éprouvé, mais non abattu. Il n’a pas cessé un instant de croire en l’excellence de sa cause et a confiance dans le triomphe final. D’Arianys me prie de remercier en son nom ses élèves fidèles qui ne cessent de lui écrire pour l’encourager et le remercier ; il leur répondra à tous d’ici un mois. Actuellement ne voulant pas fournir d’armes contre lui, il s’abstiendra de toute correspondance avant l’Issue de son affaire. »

En effet, le 18 Mars 1910, il fut remis en liberté provisoire, après avoir dû déposer à la caisse du receveur d’enregistrement une caution de 10000 francs.

Mais coup de théâtre en Juillet 1910, M. Mouton, juge d’instruction, rend une ordonnance renvoyant Edouard Pons devant le tribunal correctionnel. Lors de ce procès, il eu notamment Henri Mager comme témoin.

Puis le 06 Aout de cette même année, le jugement tombe… Il est condamné à à un an de prison et à 3000 francs d’amende, avec bénéfice de la loi de sursis en ce qui concerne la première partie de la peine. 

Vous pensiez que l’histoire se finissait là ? 

Et bien non ! En 1924 notre ami réapparaît. Le Petit Parisien du 18 Mars 1924 nous dit ceci : 

« Edouard Pons, dit le professeur d’Arianys poursuivait à Nice sa carrière interrompue au Raincy ? Au printemps 1910 le juge d’instruction de Pontoise arrêtait, dans une villa. 34, allée de l’Hermitage, au Raincy, Edouard Pons, originaire de Toulouse, âgé alors de 40 ans, qui se livrait à l’escroquerie sur une grande échelle en vendant à des prix exorbitants dès bagues en zinc garnies de fausses pierreries, qui devraient, l’en croire, assurer un bonheur parfait a ceux qui les portaient ou leur permettre de faire à leurs ennemis tout le mal possible. Edouard Pons avait, à cette époque, commis pour plus de 150.000 francs d’escroqueries, aussi bien en France que dans le Sud-Amérique. Il comparut le 12 août 1910 devant le tribunal correctionnel de Pontoise qui le condamna à un an de prison avec sursis et 3000 francs d’amende. Pons, qui se faisait appeler le professeur d’Arianys, disparut de la région de Pontoise et alla s’installer à Nice. La. dans une somptueuse propriété, la villa des Violettes, située chemin de la Ségurance, il recommença la série de ses escroqueries. Mais cette fois c’est dans les colonies plus lointaines et principalement dans le Togo qu’il entreprit de faire des dupes. Saisi nouveau de différentes plaintes, M. Durand, juge d’instruction à Pontoise, n’eut pas de peine à établir que la professeur d’Arianys de Nice n’était autre qu’Edouard Pons, l’ancien habitant du Raincy. Il délivra contre lui un mandat d’arrêt et, ces jours derniers, le sous-chef de la sûreté de Nice arrêtait Edouard Pons dans sa villa. Une fructueuse perquisition fut opérée qui permit de retrouver tout l’ancien matériel bagues et brochures.« 

Mais avec tout ça ? vous vous demandez pas à quoi pouvez bien ressembler la bague ? Nous oui. On a cherché et on a trouvé : 

Pour finir voici le lien pour télécharger l’ouvrage d’Arianys : 

ARIANYS D’ – Cours de toute-puissance et des phénomènes provoqués par la bague toute-puissante, bijou radio-actif en XII leçons (1906).pdf

https://1fichier.com/?cdscz20gbgfsbxb5serk

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